Toi l’inconnu ?

Rêve qui vire…


Au cœur de moi,
peut-être là où je n’ai jamais sombré, je le respire.

Étrange sensation, quasi inconnue si ce n’est quelques vagues effluves d’autrefois. 
Qui es-tu, toi qui oses me réveiller ?

On te désigne sous un nom « barbare »,
venu d’ailleurs.
De loin, de trop loin…
on ne t’a pas cru au début de l’Histoire.

D’aussi loin que tu viennes, personne ne te croit.

Qui es-tu ?  tu viens de si loin ; 
tu ne sais même pas qu’on existe et pourtant tu frappes
les plus fragiles,
les faibles,
les petits,
aveuglément
et tu te répands sans frontières, sans limites. 

Ceux qui t’ont reconnu,
qui ont fini par te nommer vaguement
d’un nom venu d’un arbre planté au milieu de notre jardin,
caché dans un coin de notre histoire ;
une essence peu connue, improbable…
quelques cousinages lointains,
dont on ne s’est jamais méfié,
et pourtant nous voilà avec toi.

Me cacher,
me terrer
pour que les autres ne soient pas touchés à leur tour,
pour qu’ils ne sachent pas.
Me couvrir le visage,
respirer à peine.
Femmes et hommes,
frères et sœurs,
courent à perdre haleine et vie
pour te confiner,
t’analyser,
te connaître enfin !

Ils savent que tu n’es pas venu d’ailleurs.
Ils cherchent à comprendre.
Ils iront au bout de ce chemin.
Mes yeux se ferment tranquillement sur cette croisée de chemins…

Jean Laurent

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