La vie, don de Dieu.

25ième dimanche dans l’année

Dimanche dernier, on nous a parlé de soixante millions de pièces d’argent et de cent pièces d’argent. Au-delà de l’écart énorme et manifeste, on ne nous avait pas donné le taux de change actuel !

Ce dimanche, nous en avons enfin une idée. En effet, le maître du domaine et ses ouvriers se mettent d’accord pour le salaire de la journée de travail : une pièce d’argent. Nous savons donc que le compagnon devait 100 jours de travail au serviteur, et que celui-ci devait… soixante millions de jours de travail à son maître !

Aujourd’hui dans cette nouvelle parabole, maître et ouvriers sont donc bien d’accord pour signer le contrat de travail d’un jour à un denier. Gageons que si en fin de journée, les premiers avaient été appelés en premier, ils ne se seraient sans doute pas doutés que les autres allaient recevoir le même salaire. Mais voilà bien la « perfidie » du maître : les derniers sont les premiers, et les premiers sont les derniers.

Ceux qui ont travaillé tout le jour croient naïvement recevoir plus que ceux qui ont peu travaillé. Mais le contrat était clair, et il était signé, donc ils ont reçu ce qui était prévu.

Pourquoi les autres ne reçoivent-ils pas moins, en proportion des heures prestées ?
Ne devions-nous pas rameuter le syndicat pour cette injustice ?



N’oublions pas que Jésus, même s’il prend pour ses paraboles des exemples de la vie ordinaire, nous parle en fait du royaume des Cieux. Si pour vivre en ces temps-là, une pièce d’argent était nécessaire et suffisante, recevoir moins ne permettait plus de manger, s’habiller, se loger dignement. Or la volonté de Dieu est que l’homme vive et vive dignement. Donc dans la parabole du royaume, tous les travailleurs reçoivent ce dont chacun a besoin pour vivre : un denier.

Pour Dieu, tout homme, quelle que soit sa peine, est appelé à vivre et à vivre pleinement sa dignité d’homme et de fils du Père. Rappelons-nous la parabole du père et des deux fils. Le plus jeune n’avait plus de quoi vivre, couché au milieu des porcs sans rien recevoir à manger, ce qui l’a poussé à retourner vers son père pour au moins recevoir le salaire d’un ouvrier.

Abbé Robert.

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