Homélie dimanche 18 septembre

Jésus disait encore aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.” Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. » (Luc 16, 1-13)

 

Homélie

Comme la plupart d’entre vous, j’ai de l’argent dans mes poches. Tout à l’heure, il y aura la collecte. Tout cela montre bien qu’il ne faut pas simplement opposer Dieu et l’argent, mais il faut hiérarchiser. L’argent ne peut pas être le maître, car le maître c’est Dieu. L’argent doit être un bon serviteur, il doit servir Dieu, c’est-à-dire être au service de l’amour et de la communion. L’argent est fait pour faciliter les échanges. A ce sujet, avez-vous remarqué que sur tous les billets d’euros, vous avez l’image d’un pont ou d’une fenêtre (une porte) ouverte ?  Ce n’est pas pour rien, c’est pour dire que nous sommes invités à garder notre regard ouvert sur les autres et que l’argent doit nous relier les uns aux autres.

La bonne nouvelle de l’Evangile, c’est qu’il ne faut pas culpabiliser parce qu’on a de l’argent, parce qu’on est intelligent, parce qu’on a des talents … Tant mieux !  Rendons grâce à Dieu pour ces cadeaux reçus ! Soyons clair, dans l’Evangile, Jésus ne loue pas la malhonnêteté du gérant mais son intelligence, son habileté. Dans l’Eglise, nous parlons souvent de la foi et de l’amour, c’est important, mais il ne faut pas oublier l’intelligence. C’est méconnaître un grand don de Dieu.

Tant mieux si on a de l’argent ! Mais c’est aussi une responsabilité. Nous pouvons nous faire des amis avec l’argent, c’est-à-dire répandre autour de nous de l’amour et du bonheur, mais nous pouvons aussi nous faire des ennemis et nous rendre très malheureux. Je lisais que l’argent serait l’un des sujets N°1 de dispute dans le couple (et dans le monde en général). Il est important de pouvoir parler de ce sujet en couple afin de bien distinguer ce qui est de l’ordre de l’essentiel et ce qui ne l’est pas. Il est bon de hiérarchiser et de chiffrer ses besoins. Quelle est la part du revenu du couple qui sera dépensé pour la nourriture, les vêtements, les loisirs, les œuvres caritatives …

Enfin, n’oublions pas que le maître de la parabole, c’est Dieu. Notre Dieu est bon, il remet nos dettes. En cela, le gérant a agi comme son maître. Nous sommes nous aussi invités à être miséricordieux les uns envers les autres et à gérer intelligemment les biens de la terre. Les riches ne peuvent pas profiter de leur force pour exploiter encore plus les plus faibles (1ère lecture). Prions pour tous les hommes et pour les chefs d’Etat et tous ceux qui exercent l’autorité (2ième lecture).

Abbé Guy Van Den Eeckhaut (d’après différentes sources)

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