Souvenirs d’unité

« l’Église doit respirer avec ses deux poumons »

Jean Paul II  UT UNUM SINT §54

L’invitation lancée par l’abbé Robert Borremans à la pasteure Flachon de l’Église Protestante de Bruxelles-Musée à venir prêcher dans notre Unité Pastorale en début de cette semaine de l’unité puis la soirée de prière organisée par la communauté orthodoxe roumaine de Saints Pierre et Paul en clôture de cette même semaine nous ont permis de vivre une expérience singulière.

Agissant comme deux phares,
l’un à notre « occident » et l’autre à notre « orient »,

ces deux évènements nous ont introduits au sein de la diversité des cultes chrétiens et nous on fait vivre ce que le Pape Jean Paul II  écrivait il y a déjà 25 ans dans son encyclique Ut Unum Sint :

« l’Église doit respirer avec ses deux poumons ! ».

Il ajoutait

« la perspective dans laquelle on doit rechercher la pleine communion
est celle de l’unité dans une légitime diversité ».

Les Protestants ne sont-ils pas notre « occident » et nous leur  « orient » ?
Les Orthodoxes ne sont-ils pas notre « orient » et nous leur « occident » ?

Pour voir quelques photos cliquez ici.


2 RAPPELS DU CONTEXTE HISTORIQUE 

L’ŒCUMÉNISME

Alors que la démarche œcuménique nous parait aujourd’hui si naturelle et que nous nous impatientons de la lenteur mise à reconstituer notre fraternité dans le Christ, il est utile de se souvenir de quelques jalons de la longue route de l’œcuménisme.

1910, c’est habituellement à cette année-là que l’on fait remonter la naissance de l’œcuménisme institutionnel par la prise de conscience du problème missionnaire : comment prêcher l’évangile à partir d’Églises séparées, divisées à propos de la doctrine même de l’Évangile ? Le problème de la séparation des chrétiens avait deux aspects : rivalités dans la pratique ; divergences dans l’interprétation.

C’est après la Première Guerre mondiale que l’œcuménisme prend le sens d’une recherche de convergence entre les chrétiens de différentes confessions et que les initiatives se multiplient. Le mouvement est porté par les Protestants et les Orthodoxes. L’église catholique officielle est aux abonnés absents. En 1928 Pie XI interdit par l’encyclique Mortalium Animos toute participation de catholiques au mouvement œcuménique

1948, Création du Conseil œcuménique des Églises (1948) par les protestants et les orthodoxes.
L’église catholique officielle est toujours absente ce qui n’empêche pas de très nombreux catholiques (laïcs, prêtres, théologiens et même évêques) de se joindre au mouvement malgré les foudres vaticanes. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’aura lieu la promulgation du dogme catholique de l’Assomption en 1950, particulièrement sa formulation exclusive fondée sur une infaillibilité pontificale contestée. Cette promulgation provoque inévitablement de fortes réactions négatives au sein des Églises non romaines

Finalement c’est Jean XXIII qui ouvrira grand les portes du Vatican à l’idée œcuménique, imposera la présence d’observateurs non catholiques au concile Vatican II et créera le Secrétariat pour l’unité des chrétiens qui deviendra le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens sous Jean-Paul II.

SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS

Cette semaine a lieu tous les ans, au cours de la seconde quinzaine de janvier, depuis 1908. Ces dates ont été proposées en 1908 par le pasteur Paul Wattson de manière à couvrir la période entre la fête de la Chaire de saint Pierre à Rome, le 18 janvier, et la fête de la conversion de Paul, le 25 janvier. Ce choix a donc une signification symbolique.

Les différentes Églises priaient déjà pour l’unité, mais séparément et avec des idées très différentes de l’ « unité » parfois avec des sous-entendus de « conversion » ou de «rattachement » dans le chef de certains. Par exemple :

  • vers 1740, un mouvement pentecôtiste en Écosse appelle à prier pour toutes les Églises et avec elles.
  • En 1867, la première assemblée des évêques anglicans à Lambeth insiste sur la prière pour l’unité.
  • En 1894, le pape Léon XIII encourage l’Octave de la Prière pour l’unité, dans le cadre de la Pentecôte.

Cette semaine existe sous sa forme actuelle depuis janvier 1939, à l’initiative de l’abbé Paul Couturier. Elle convie les chrétiens des différentes confessions à prier d’un même cœur pour demander la grâce de « l’unité que Dieu voudra, par les moyens qu’Il voudra».
Pendant cette semaine, les chrétiens sont invités à la prière pour l’unité, notamment lors de la messe ou du culte du dimanche, mais aussi lors de veillées communes de prière organisées localement de concert entre Églises de différentes confessions.


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