Dieu tout chant; Dieu touchant

Nous avons vécu des choses pendant cette pandémie. Certain(e)s ont perdu leur proches et nous prions pour eux et leurs proches défunts. Une chose est sûre – l’église a changé d’une façon ou d’autre : fermée, ouverte pour la prière, ouverte pour des messes à 50, 100, 200, puis à nouveau fermée, messes à 15 – il y a de quoi devenir confus ! Mais qu’est-ce que nous avons appris pendant ces derniers 18 mois ?

J’ai eu la chance de pouvoir participer à une réunion des animateurs de chants et de musique, pendant laquelle nous avons abordé précisément ce sujet. Qu’est-ce que nous avons appris ? Que s’est-il passé au sein de nos paroisses ? Qu’est-ce qu’il en est sorti ? Que voulons-nous faire à l’avenir ?

Les échanges ont été très riches, une incroyable variété d’expériences – des positives, des moins positives et … en tout cas quelle aubaine de pouvoir partager et comprendre qu’en fin de compte nous avons vécu cela tous ensemble.

Pour moi, deux grandes lignes sont sorties de cette rencontre :

  • Qu’en l’absence de l’habituel, du connu, est née une créativité inouïe
  • Qu’en principe ce sont des laïcs qui ont été la force motrice de ces innovations

La grande question : comment faire remonter tout ce qui s’est passé vers les responsables liturgiques et ecclésiaux ?  La vitalité extraordinaire de ce qui s’est vécu doit avoir un prolongement mais comment ?

Un exemple : églises habitées. 

L’idée était de ne rien organiser comme rassemblement mais de laisser les gens circuler dans les églises de l’Unité. On allume le cierge pascal, l’église est illuminée, il y a des vrais musiciens qui font de la vraie musique.  On n’a jamais autant joué de musique que depuis le confinement ! Duos, trios, mais pas trop nombreux pour que les musiciens ne prennent pas la place des participants.

Un des prêtres de l’UP est présent en habit liturgique avec un membre de l’équipe pastorale pour l’accueil. Un feuillet de méditation sur l’Evangile du jour est à disposition à l’entrée de l’église. Un autre feuillet pour prier en famille à la maison était aussi réalisé chaque semaine car on s’est rendu compte que les familles ne venaient plus avec leurs enfants et qu’ils ne savaient pas bien comment prier chez eux.  Ils disaient : « On n’a pas les rites ». Toujours un geste proposé, des fois une question.

Pour les grandes célébrations, nous avons proposé un PARCOURS dans l’église.  Par exemple, pour Pâques, d’abord allumer un cierge au cierge pascal, autre lieu, traversée biblique à l’aide de panneaux et ensuite vers l’autel pour la communion.  Les prêtres disaient que nous étions comme des malades et des prisonniers en temps de pandémie donc ils donnaient la communion à ces moments forts.

Un autre exemple : Comment insérer les chants dans les célébrations.

La chorale est très soutenue par la communauté des Assomptionnistes, très soutenante.

Au début les assomptionnistes ont filmé et retransmis les messes mais au niveau visuel ce n’était pas très participatif.  Avec la chorale nous avons alors commencé à enregistrer des chants, chacun chez eux, et alors je réalisais un mp4 qui pouvaient s’insérer dans la célébration.  D’autres chorales de la paroisse pouvaient ainsi participer aussi, notamment une chorale africaine. Les prêtres étaient très ouverts et très à l’écoute des laïcs de la paroisse.

Un tout grand merci à Béatrice d’avoir organisé cette réunion. Quelle joie de pouvoir continuer et approfondir la discussion dès la rentrée au mois de septembre.

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