Une révolution au Vatican ?

Le Vatican vient de publier les textes qui, à partir du mois de juin de cette année, présideront au fonctionnement interne de l’église. Ces textes sont marqués de la volonté de notre Pape François de poursuivre l’ « aggiornamento », la mise à jour, de l’église initiée par le concile Vatican II.

Si j’ai bien compris …
En bref (très bref!) ces textes disent que les évêques, successeurs des apôtres, ont la responsabilité de diriger l’Eglise et d’assurer la diffusion de la Bonne Nouvelle reçue du Christ. Ils agissent en collégialité synodale. Approximativement en français : ils doivent s’entendre, s’écouter, collaborer, se mettre d’accord…
Le Pape, premier d’entre eux, « Primus inter pares », a la responsabilité de présider la collégialité des évêques et d’assurer la cohésion de l’Eglise.
Pour les aider dans leur tâche, le Pape et les évêques ont à leur service une administration de 16 ministères (dicastères) dont le premier en importance est celui de l’évangélisation. La mission d’assurer le fonctionnement et la direction de ces ministères est attribuée à des chrétiens, laïques ou prêtres, choisis pour leurs compétences.

Révolutionnaire ? Oui, mais cela n’aurait jamais dû l’être.

L’esprit des textes qui entreront en application bientôt est, ou devrait être, tellement évident et naturel pour les chrétiens que nous sommes, qu’il est triste de voir la presse s’en faire écho avec étonnement.
Ne nous voilons pas la face, l’histoire de l’Eglise, et parfois même son histoire la plus récente, a été marquée par des comportements cléricaux aux antipodes de ce que nous aurions pu attendre de l’administration centrale de notre église. Ces comportements ont joué jusque dans la démission de certains ou le refus d’autres à habiter au sein même du Vatican.
Mais évitons de faire le procès du passé. Laissons cela aux historiens. Regardons résolument vers le futur. Ces textes sont la promesse d’un printemps, d’un renouveau qui continue. Entourons nos évêques d’une ferme sollicitude dans l’approfondissement de la synodalité de l’Eglise à laquelle nous convie de façon pressante le Pape François.
Espérons que ceux qui se sont écartés d’une église marâtre retrouveront l’amour d’une église mère.

PSAUME 125

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie ;
Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »


Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !
Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie :
il s’en va, il s’en va en pleurant, il jette la semence ;
il s’en vient, il s’en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.

Print Friendly, PDF & Email