« Juste ? « 

Qui est vraiment « juste » ?

Qui de nous est prêt à se reconnaître dans le pharisien de l’évangile du jour ?
C’est pourtant un homme bien, il jeûne deux fois par semaine, et verse le dixième de tout ce qu’il gagne ! Ah oui, Il est imbu de lui-même, satisfait de ce qu’il fait. Et surtout il juge le publicain.

Nous lui ressemblons quand même un peu, nous qui faisons tout notre possible pour limiter les dégâts infligés à notre maison commune, et qui jugeons les multinationales et les dirigeants politique, financiers et économiques d’être responsables du désastre que nous vivons.

Et sommes-nous prêts à nous identifier au publicain de l’évangile ?
Nous reconnaître pécheurs et coresponsables de ce désastre ?

Nous le devrions pour devenir « juste » aux yeux de Dieu !

Abbé Robert

Laudato Si (n°67)
Nous ne sommes pas Dieu. La terre nous précède et nous a été donnée.
Cela permet de répondre à une accusation lancée contre la pensée judéo-chrétienne : il a été dit que, à partir du récit de la Genèse qui invite à “dominer” la terre (cf. Gn 1, 28), on favoriserait l’exploitation sauvage de la nature en présentant une image de l’être humain comme dominateur et destructeur. Ce n’est pas une interprétation correcte de la Bible, comme la comprend l’Église.

S’il est vrai que, parfois, nous les chrétiens, avons mal interprété les Écritures, nous devons rejeter aujourd’hui avec force que, du fait d’avoir été créés à l’image de Dieu et de la mission de dominer la terre, découle pour nous une domination absolue sur les autres créatures.

Il est important de lire les textes bibliques dans leur contexte, avec une herméneutique adéquate, et de se souvenir qu’ils nous invitent à “cultiver et garder” le jardin du monde (cf. Gn 2, 15). Alors que “cultiver” signifie labourer, défricher ou travailler, “garder” signifie protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature.

Chaque communauté peut prélever de la bonté de la terre ce qui lui est nécessaire pour survivre, mais elle a aussi le devoir de la sauvegarder et de garantir la continuité de sa fertilité pour les générations futures ; car, en définitive, « au Seigneur la terre » (Ps 24, 1), à lui appartiennent « la terre et tout ce qui s’y trouve » (Dt 10, 14).

Pour cette raison, Dieu dénie toute prétention de propriété absolue :
« La terre ne sera pas vendue avec perte de tout droit, car la terre m’appartient, et vous n’êtes pour moi que des étrangers et des hôtes » (Lv 25, 23).

Pape François

Si Tu savais le don de Dieu !

Tu visites la terre et tu l’abreuves,
Tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau :
tu prépares les moissons.
Ainsi, tu prépares la terre,

Tu arroses les sillons ; tu aplanis le sol,
tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.
Tu couronnes une année de bienfaits ;
sur ton passage, ruisselle l’abondance.

Au désert, les pâturages ruissellent,
les collines débordent d’allégresse.

Les herbages se parent de troupeaux
et les plaines se couvrent de blé.

Tout exulte et chante !

.

(Psaume 16)

Bloquons cette date …

L’Urgence et la Beauté de la Conversion écologique

du 15 octobre au 11 décembre 2022 à l’église Saint-Pierre

« Comme jamais auparavant dans l’histoire,
notre destin commun nous invite à chercher un nouveau commencement. « 
Pape François, Laudato Si’ (§207)

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