Confinement : épreuve et grâce

Nous n’avons jamais autant employé certains mots que durant cette période :
confinement,
dé-confinement,
virus,
masque,
immunité, …et tant d’autres.

Ce temps si particulier est à la fois une épreuve et une grâce.

Une épreuve
pour tous ceux qui sont malades,
pour les soignants,
les familles des personnes décédées…
et nous pensons à eux chaque jour.
Une épreuve pour nombre de familles également qui doivent réapprendre à vivre ensemble chaque jour et dans la durée, et parfois dans des espaces exigus.

Une grâce aussi.

Nous nous estimons très chanceux. Cette période nous a d’abord permis de passer beaucoup de temps avec les enfants, d’abord pour faire les devoirs (fréquents) puis pour jouer et discuter. Nous avons redécouvert la vertu des puzzles, celle des promenades simples dans la nature si généreuse, celle des fou-rires pour décompresser, et d’autres encore.

Nous avons tenu à maintenir la messe dominicale, le dimanche matin, devant notre poste de télévision. Les enfants ont souvent été attentifs et calmes, à notre assez grande surprise.
Nous avons aussi pu expérimenter, dans la durée une prière quotidienne en famille, souvent à la demande des enfants eux-mêmes. Un temps précieux pour revenir sur la journée que nous avons vécue ensemble, parler des malades et des soignants. Oh, il ne s’agit pas d’être ambitieux, mais : un chant, un petit texte, un merci, ou un pardon, quelques noms de personnes auxquelles on pense et pour terminer le Notre-Père et le Je vous salue Marie.

Ce temps, loin de nos familles, nous a fait découvrir des moyens de communication différents, multiples, comme la possibilité de se retrouver tous devant notre écran à la même heure (le dimanche soir) pour partager les moments forts de notre semaine. Cela permet aux grands-parents de maintenir le lien et de partager ce que nous vivons.

Quand les devoirs des enfants sont finis et qu’ils sont plus calmes, ou le soir, nous pouvons travailler… plus efficacement ou nous détendre. Cette période nous oblige à nous adapter constamment aux contraintes liées au travail de chacun et aux attentes des enfants. C’est aussi l’occasion de réfléchir à cette période, à son sens, à ses implications dans nos vies. Nous nous tenons informés… mais pas trop non plus pour ne pas entretenir un climat anxiogène. (Tiens, un autre mot souvent évoqué aussi en ce moment !).

Nous recevons beaucoup de messages, par des medias divers : mails, whats’app, facebook, … Impossible de tenir la cadence !
Certaines vidéos sont touchantes, d’autres nous font bien rire. La plupart nous disent quelque chose du monde, comme il va. Une envie de spiritualité, sans doute.

Un besoin de repenser notre façon de vivre, notamment avec nos voisins avec qui nous applaudissons tous les soirs à 20h dans la rue le personnel soignant. Cette épreuve nous pousse enfin à réfléchir à la façon dont nous pouvons être plus attentifs aux autres, à mieux partager avec eux, financièrement ou en donnant notre temps. C’est ce que nous essayons de faire avec la communauté Sant Egidio qui accueille plusieurs fois par semaine dans le centre de Bruxelles des personnes déshéritées ou sans abris, pour partager un repas et un moment d’amitié.
C’est aussi des gestes d’affection avec la maison de retraite voisine à qui nous faisons parvenir des dessins d’enfant

Bernard

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Un(e) Paroissien(ne)

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