L’A Dieu de Jésus

Commentaire de l’évangile du 5e dimanche de Pâques

Abbé François

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Dans l’évangile de ce dimanche, nous entendons le discours d’adieu de Jésus à ses disciples. Il y a un véritable climat de tension et de malaise qui règne et Jésus les rassure :

« Ne soyez pas bouleversés ».

Puis, Jésus parle d’aller leur préparer une place auprès du Père. Malgré les fréquentes annonces de sa passion, de sa mort et de sa résurrection, Jésus n’avait pas été compris de ses disciples.
Pourtant l’explication de Jésus est très claire.

C’est par sa résurrection qu’il nous ouvre les portes du ciel.

Les disciples qui fréquentaient Jésus ne le connaissaient au fond pas vraiment. Les deux demandes de Thomas et de Philippe sont empreintes de naïveté et d’une certaine angoisse.

Pour nous, qui venons 20 siècles plus tard, n’allons pas dire comme Thomas

« nous ne savons pas où tu vas ? »

A la lumière du Christ ressuscité, nous savons où nous allons.
C’est Jésus qui éclaire ce chemin malgré nos pas plus ou moins hésitants en direction du royaume des cieux. Nous marchons sur le chemin de nos vies même si, à certains moments, ce sont des chemins de croix. Dans ce compagnonnage avec Jésus, nous pouvons entrevoir dans les grandes lignes son projet d’amour sur nous, même si nous n’avons pas le détail du parcours. Ce chemin, nous le découvrirons au fur et à mesure avec cette garantie d’être sur le bon chemin.

Dans la vie, nous pouvons avoir plein de projets mais rien ne nous permet d’affirmer avec certitude que tout va se passer comme nous l’avions prévu. Si notre vie avec Dieu se révèle un parcours avec beaucoup de surprises, nous n’avons rien à craindre puisque nous le réalisons avec Jésus.

Cet engagement de vie avec Jésus n’est pas facultatif, il est obligatoire pour arriver au Père. Jésus est avec nous au point de départ ici-bas et il est au point d’arrivée avec son Père dans la gloire. Jésus doit nous suffire à tout. Il est l’unique et il est le tout.

« Je suis dans le Père, et le Père est en moi. »

Il s’agit là d’une révélation capitale qui caractérise le fondement de notre foi chrétienne.
Nous nous mettons à la suite d’une personne, Jésus en qui nous croyons qu’il est vivant et ressuscité.

Et le Christ n’attend que notre confiance et notre abandon en lui. Il nous en supplie,

« Croyez ce que je vous dis ».

Jésus sait tellement bien que loin de lui, nous allons nous égarer sur un chemin qui ne va pas nous amener vers le Père.

C’est au moment de notre mort qu’il nous sera donné de rencontrer Jésus et que nous le verrons de nos propres yeux tel qu’il est, le plus beau des enfants des hommes, ce visage humain de Dieu et c’est par lui que nous passerons au Père.

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Une pensée sur “L’A Dieu de Jésus

  • 11 mai 2020 à 18:00
    Permalink

    Cher François,
    Merci pour ta méditation qui m’interpelle et me nourrit.
    « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! » (Jean 14).
    « Jésus » n’est pas pour demain comme une attente. Il est cheminement (chemin) d’aujourd’hui. Nous boitons toutes et tous sur notre vie quotidienne qui nous chamboule régulièrement… et pourtant Il est là, tellement proche qu’on l’oublie… Parfois… Jésus ressuscité ne nous attend pas au bout du chemin. Il est là maintenant, sur le chemin de nos vies caillouteuses. Il est la pierre d’achoppement quotidien. Il nous ouvre le chemin, si nous acceptons de le suivre vers une vie nouvelle… LA VIE.
    Quand Il nous glisse à l’oreille « je t’emmerai vers mon Père… » il ajoute… « si tu n’es pas prêt, je reviens… Je ne te quitte pas… »
    Il y si longtemps qu’il est avec nous.
    Merci, cher François, d’ouvrir un champ de partage…
    Amitié.
    Jean

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