Les paraboles de la dernière chance

28ième dimanche dans l’année

Jésus est entré à Jérusalem, assis sur une ânesse. Les foules l’ont acclamé : « Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » reconnaissant en Lui le Messie : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée ».

Les grands prêtres et les anciens du peuple ne se sont pas déplacés. Jésus va ensuite au temple dont « il expulsa tous ceux qui vendaient et achetaient dans le Temple ». S’en suit une controverse où les grands prêtres et anciens du peuple demandent à Jésus de quelle autorité il fait cela. Jésus leur répond par une autre question : « le baptême de Jean, d’où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Soit, ils reconnaissent l’autorité de Jean, soit, ils se mettent à dos les foules.

Jésus va alors leur proposer trois paraboles que nous entendons ces dimanches-ci.

  • La parabole des deux fils dont l’un dit non, mais s’étant repenti, il y alla, à la vigne, et l’autre dit oui, mais n’y alla pas.
  • La parabole des vignerons homicides : « Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage ».
  • Et ce dimanche la parabole du festin de noces, où les invités ne viennent pas, et où le somptueux repas est offert au tout venant, à condition qu’il endosse le vêtement de noce, le manteau blanc du baptisé, rayonnant de la lumière du Christ ressuscité.

Ne nous y trompons pas ! Jésus ne veut pas enfoncer ses interlocuteurs. J’ai envie d’appeler ces paraboles, les paraboles de la dernière chance. Il essaye de les convaincre d’accueillir en sa personne l’accomplissement des promesses, le renouvellement de l’Alliance avec Dieu. Et il leur annonce qu’un autre peuple pourrait bien être appelé à son tour à travailler à la vigne du Seigneur et à vivre d’une alliance nouvelle et éternelle.

Ce procédé avait pourtant marché autrefois avec le Roi David. Après son péché avec l’épouse de son général Ourias et l’envoi de celui-ci à la mort dans la bataille, le prophète Nathan vient le trouver. Il lui raconte l’histoire de deux hommes dans une ville ; l’un est très riche et possède de nombreux troupeaux, l’autre est pauvre et ne possède qu’une brebis avec qui il partage table et couche. Pour accueillir un ami de passage, le riche, au lieu de prendre une bête de ses troupeaux, vole la brebis du pauvre. « Alors David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme, et dit à Nathan : ‘par le Seigneur vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort !’ … Alors Nathan dit à David : ‘Cet homme, c’est toi !’ » Et de lui rappeler son péché, et de lui annoncer la colère de Dieu.

« David dit à Nathan : ‘J’ai péché contre le Seigneur !’ Nathan lui répondit : ‘Le Seigneur a passé sur ton péché, tu ne mourras pas’ » (2 Samuel chap 12).

Le Seigneur ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il vive !

Abbé Robert.

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