Ta Parole, je la garde !
HOMELIE POUR LE VIIe MARDI DE PÂQUES
Jn 17, 1-11a
En s’adressant au Père, Jésus désigne ses disciples comme
ceux qui “ont gardé” la parole de Dieu
Jn 17,6.
En fait, cela faisait trois ans que les apôtres avaient commencé à entendre les paroles divines sortant des lèvres de Jésus. “Sur ta parole, je laisserai jeter les filets” Lc 5,5, dit un jour Pierre à Jésus, et grâce à cette confiance, il a pu miraculeusement laisser tomber ses filets pleins de poissons. Les apôtres avaient été attirés vers le Maître par la puissance de sa parole et ainsi un monde nouveau s’ouvrait à eux, plein d’espoir.
Parole que nous gardons
Nous aussi, nous voulons être parmi ceux qui gardent la parole de Dieu. Ceux qui ne se contentent pas d’une vision superficielle du monde, de l’homme et de son destin. Nous prenons soin de la parole lorsque nous la méditons dans notre prière personnelle et que nous nous demandons :
Qu’est-ce que Jésus veut me dire avec le passage de la messe d’aujourd’hui? Qu’est-ce qu’il me dit avec cette remarque que m’a faite un ami et qui ne m’a pas laissé indifférent ?
Qu’est-ce qu’il me suggère à travers les possibilités et les problèmes que je trouve dans ma famille ?
Parole qui nous soigne
Les paroles de Jésus prennent également soin de nous. Si nous les laissons pousser dans notre cœur, ils deviennent un arbre dont l’ombre nous offre abri et repos. Chacun d’entre nous peut avoir une liste de phrases de l’Écriture qu’il aime particulièrement : des phrases des Psaumes, des Évangiles, des lettres de saint Paul, etc. Ces phrases nous aident à faire notre prière personnelle, à retrouver le courage au milieu des difficultés, à demander la lumière pour évaluer les problèmes, etc.
Parole qui nous libère
Si nous gardons les paroles de Jésus, nous pouvons rester dans le monde sans crainte, car nous savons que tout a été fait par Lui-même, le Verbe Divin. Nous réalisons que tout a un sens, et que notre chemin mène à “la glorieuse liberté des enfants de Dieu” (Rm 8 : 21).
Je te rends grâce et je te bénis, Seigneur. Je veux te rendre gloire par ma vie ; que chaque battement de mon cœur, chaque pensée, chaque parole et chaque geste soient un signe de ta présence dans le monde.
Tu t’offres sans cesse pour nous dans la sainte Eucharistie ; par la croix, tu as vaincu la mort ; une fois mort, tu vis désormais pour toujours aux côtés du Père, réellement présent dans le sacrement de l’autel, et tu habites dans le cœur de ceux qui croient en toi.
Abbé Willy
