Attention ! Ça change …

… mais ça reste pareil !

En ce début d’octobre 2022 nous allons appliquer dans notre Unité Pastorale quelques petits changements dans la liturgie. Nous le faisons avec une année de retard parce que, tout simplement, les nouveaux missels ont pris du temps à nous parvenir.

Pour l’essentiel il s’agit d’un toilettage périodique pour maintenir une bonne conformité de la traduction de nos textes français avec le missel romain. La langue, le sens des mots, les sensibilités évoluent en permanence et, sans mise à jour régulière, nous risquons de voir la signification des paroles liturgiques en français dévier du sens voulu par le missel romain.

Comme chaque fois qu’un changement s’opère dans la liturgie, cela écorche un peu au début. Ce n’est jamais très confortable de modifier des habitudes, mais de nouvelles se créent très vite et on se demande « Comment on faisait avant? ».

Ci-contre vous trouverez quelques liens qui renvoient à des documents divers qui soit présentent une partie de ces changements soit les commentent de façon très docte.
Le plus simple pour nous sera de nous laisser guider par les célébrants qui ont à leur disposition une panoplie de formules revisitées.

Ces changements nous amènent cependant à revisiter certaines notions entrées dans la routine de nos vies liturgiques :

Frères et Sœurs : Et oui! Nos sœurs ! Nos frères ne sont plus tout seuls. Un tout petit pas en plus vers une reconnaissance explicite de la féminité dans nos liturgies. C’est toujours bon à prendre.

Le Péché ou les péchés : Remplacer le singulier par le pluriel est plus fidèle au latin de base du missel romain. Au delà de cela, dire « Le Péché », c’est faire référence à une notion abstraite, générale comme si le péché était constituant à l’homme. Dire les péchés, et dans bien des endroits « nos » péchés, nous ramène à nos attitudes de refus de Dieu, très concrètement, à la réalité de nos vies spirituelles, ici et maintenant.

La venue du Christ : Dans la mise à jour de la formulation des anamnèses, le « retour » du Christ est systématiquement remplacé par sa « venue ». C’est l’invitation à la venue du Christ dans nos vies personnelles et communautaires. Maranatha !

Consubstantiel : Oups ! N’avait-on pas remplacé dans le « Notre Père, le mot « quotidien » par « de ce jour » au prétexte que quotidien ne faisait plus partie du langage quotidien ? C’est vrai. Mais ici l’enjeu est important même s’il ne nous touche pas dans notre vie quotidienne de foi. Tout d’abord nous sommes dans une proclamation de foi et pas dans une prière et donc l’utilisation d’un terme précis de théologie semble nécessaire pour préciser une notion pointue qui a déjà causé des disputes, parfois violentes, dans l’histoire de la communauté chrétienne. Et puis, si nous n’utilisions plus ce terme dans nos liturgies romaines, nos frères d’orient ont continué à utiliser ce terme qui leur est familier. Un geste fraternité envers eux ? Certainement et pour nous l’occasion de méditer sur un article de notre Credo.

Et puis … l’Eucharistie, nous la célébrons dans la Joie bien au-delà des mots et des formules figées ou modifiées.

Alexandre Goffin

Des exemples de textes

Cliquer sur les boutons ci-dessous donne accès à deux textes en PDF qui seront également disponibles à l’entrée des lieux de culte. Dans la pratique, laissons nous guider par nos célébrants.

Une approche globale

Sur le site CATHOBEL se trouve un article de Christophe HERINCKX, précédemment paru sur l’excellent site « aletheia », et qui effectue un survol documenté de ces changements.

Qui et de quel droit?

C’est sur proposition de la CIPL que nos évêques ont approuvé ces changements.

CIPL = Commission interdiocésaine francophone de pastorale liturgique.
C’est qui ?

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